Une maman zéro-déchet partage | Organisation

février 05, 2018

Au quotidien | par Simply Seube

Hello!
Aujourd'hui, nous accueillons notre deuxième invitée sur le Blog! Cette année, on va essayer d'inviter régulièrement un super papa, ou une super maman à venir nous parler d'une de nos 4 catégories du Blog (Organisation, Décoration, Création ou Education). 

Dans l'article d'aujourd'hui, c'est Romy, du blog Simply Seube, qui nous partage son expérience, en tant que maman d'une famille qui essaye de vivre en créant zéro déchet! Elle est aussi là pour nous sensibiliser à cette cause, et nous donner envie, par des petits gestes, de participer à notre échelle. Nous lui laissons donc la parole, avec à la fin du post, un petit challenge qu'elle lance à Iris ;)

"Je m’appelle Romy, je suis mariée depuis 7 ans et j’ai deux enfants (un garçon et une fille) de 5 et 2 ans et demi. J’ai un master 2 de recherche en littérature d’enfance et de jeunesse et cette année je suis en formation Montessori (avec dans l’idée d’ouvrir une petite école dans ma ville !). J’ai créé une association (Demain pour Saint-Quentin) qui a pour but d’accompagner et de sensibiliser toutes les composantes de la société dans des démarches plus éco-responsables. J’interviens beaucoup dans les écoles avec des ateliers ou des conférences, et une fois par mois l’association se réunit autour d’un atelier DIY : on a par exemple fabriqué du papier à partir de vieux documents ! Sinon, j’aime les plaisirs simples : lire un bon livre, jouer à un jeu de société, rire, dormir et prendre une douche bien chaude ! 

 

Avant de nous lancer dans le zéro déchet, on était une famille comme les autres… et on l’est toujours un peu, haha. Les poubelles sous notre évier n’étant pas très grandes, je passais mon temps à aligner les sacs près de la porte d’entrée dans l’espoir que mon mari les sortent en partant au travail… Ce qu’il oubliait tout le temps souvent de faire :). Un jour, je suis tombée par hasard sur le livre Zéro Déchet de Béa Johnson et je me suis dit que ça allait peut être pouvoir nous aider. Après la lecture, j’en ai parlé à mon mari et on a décidé de se lancer pour voir ce que ça donnait. J’ai créé un petit blog qui n’avait pas vocation à être rendu public pour me servir de journal et que le reste de ma famille sache un peu se qu’on trafiquait chez nous. Ma mère a bien aimé et a publié l’adresse sur Facebook. Et là, 70 lectures en une soirée! Je trouvais ça énorme! Je me suis dit que si ça pouvait intéresser et aider les gens à adopter un mode de vie plus éco-responsable, il fallait continuer! J’ai donc recodé le blog pour le rendre plus présentable et l’aventure a commencé!

Quand on procède par étapes, le zéro déchet ce n’est pas plus compliqué que de faire les courses « normalement », mais c’est hyper gratifiant ! Il faut se fixer de petits objectifs (par exemple, acheter les aliments secs en vrac, remplacer les lingettes jetables par des lingettes réutilisables, s’équiper de bocaux, mettre un stop-pub) et ne passer au suivant que lorsque l’habitude est bien ancrée. Certes, il faut apprendre à s’organiser différemment, mais bon on l’a déjà toute fait pour l’arrivée d’un (ou plusieurs) bébé et là c’est bien moins compliqué !

Contrairement à ce qu’on peut penser, le ZD (zéro déchet) me fait gagner du temps : je fais mes courses dans les commerces de proximité (plus la peine de prendre la voiture pour aller jusqu’à l’énorme zone commerciale!) et je ne passe plus 2h à courir de rayon en rayon et à chercher LA bonne référence. C’est aussi du temps de gagné sur nos actions quotidiennes : déballage des aliments, mise à la poubelle des emballages et tri, sortie de la poubelle. Mises bout à bout, on arrive très vite à des dizaines de minutes voire des heures de perdues! 


 

Le zéro déchet, c’est aussi des économies (le vrac étant moins cher que son équivalent emballé), c’est plus sain (peu de produits transformés et chez nous on achète bio) et c’est super convivial : la communauté ZD est incroyable et les commerçants sont toujours sensibles à ce genre d’initiatives. Ils connaissent les enfants, leur font de petits cadeaux, on discute, on échange… je trouve que c’est tellement plus agréable et enrichissant que l’atmosphère anonyme et étouffante du supermarché ! 

Enfin, le zéro déchet reste pour moi un moyen de reprendre le contrôle sur nos vies. Parce que le seul pouvoir (ou presque) qui reste au citoyen lambda, c'est celui que lui confère son porte-monnaie : chaque euro dépensé envoie un message et influence le monde de demain. Chaque fois que je refuse un produit sur-emballé, que je dépense chez un artisan plutôt que dans une grande surface, que je choisis des produits locaux, bio et de saison, que je répare plutôt que de jeter, je suis le changement que je veux voir. Le sentiment de vivre en accord avec mes convictions les plus profondes et de montrer l’exemple à mes enfants est extrêmement gratifiant et chaque petit progrès est vécu comme une victoire par toute la famille. On ne reviendrait en arrière pour rien au monde !

"Soyez le changement que vous voulez voir". Gandhi
 

- à vous de jouer! -
Pour devenir une famille zéro déchet, il suffit de suivre 5 règles (dans l’ordre ci-dessous)
1 - Refuser : ce dont on a pas besoin. Qui a besoin d’un énième t-shirt / stylo publicitaire qu’on ne remettra /n’utilisera jamais ? qui ne sait pas boire son diabolo sans paille ? Il y a plein de choses que l’on peut facilement refuser : des déchets en moins pour nous et surtout, on influence l’offre et la demande. Par exemple, si du jour au lendemain TOUT le monde refusait les pailles en plastique, les fabricants se retrouveraient avec leurs produits sur les bras et cesseraient d’en produire rapidement ! Alors refusons !
2 - Réduire : ce qu’on a déjà. Est-ce qu’on a vraiment besoin de ces 11 stylos noirs dans le tiroir de l’entrée et de ces trois sets d’assiettes alors qu’on utilise toujours les mêmes ? Réduire permet d’éviter de surconsommer inutilement et d’alimenter le marché de la seconde main. A quoi bon produire ce qui existe déjà ?
3 - Réutiliser : beaucoup d’objets jetables du quotidien peuvent être remplacés par leur équivalent durable (économique et écologique!) : sac en tissus pour les courses, lingettes et couches lavables, oriculi au lieu du coton tige, carrés démaquillants lavables à la place des cotons jetables, gourdes, etc. Il y en a des dizaines et les économies au fil des ans sont incroyables ! 
4 - Recycler et composter ce qui reste
5 - Revendiquer : ne pas avoir peur de montrer l’exemple (par exemple, chez le boucher je ramène mes tupperware en verre et depuis plusieurs clients qui m’ont vu faire font la même chose!). Ne pas hésiter à demander aux marques qu’on aime de changer leur façon de produire, d’emballer : ça ne coute rien et souvent ça marche ! 


- C H A L L E N G E -

Romy nous partage 2 activités qu'elle réalise avec ses enfants! Iris (qui a une TONNE de progrès à faire dans le domaine) a relevé le défi pour les réaliser avec sa famille ;)

Première idée : remplacer les bouteilles d’eau en plastique par des gourdes. Chacun la sienne ! Les nôtres servent à l’école, en voyage, en promenade… partout ! Les enfants ont choisi leur modèle et sont responsables de leur gourde (la ranger, la remplir, la prendre avant de partir). Ecologique, économique et responsabilisant. Qui dit mieux ?


Iris : "suite à ce challenge, j'ai trouvé la marque parfaite pour acheter les gourdes de notre famille : Gaspajoe! C'est une référence dans le milieu, car leurs gourdes sont faites en inox (adieu le plastique!) et elles sont très saines: sans alu, et sans bpa! J'ai tellement adoré le concept, que je les ai contacté pour leur proposer un partenariat qu'ils ont accepté! Rendez-vous donc vendredi pour pouvoir remporter un joli lot de la marque! ;)

Depuis que j'ai ma gourde (modèle : friendly 700ml) , je vous assure que je l'utilise tous les jours, et que je n'ai plus acheté une seule bouteille en plastique! Rachel aussi a la sienne, et elle l'adore! Certes, elles sont plus chères, au départ, que des gourdes basiques en plastique. Mais c'est un investissement qui devient vite plus rentable car on arrête d'acheter des bouteilles jetables. Un Français dépense en moyenne 200€ par an en bouteilles d'eau jetables, donc le calcul est vite fait! En plus, les gourdes sont vraiment trop belles et avec la mienne je peux même faire des infusions! Perso, je suis fan!


Deuxième idée : acheter en vrac. Avec les enfants, préparez vos petits sacs en tissu et/ou vos contenants (on en trouve partout !) et faites l’expérience des courses en vrac ! Si vous n’avez pas de bocaux chez vous pour ranger vos aliments, commencez petit : le pain à la boulangerie, les fruits chez le maraîcher, quelques pâtes que vous cuisinerez en rentrant, bref lancez-vous ! N’hésitez pas à impliquer les plus jeunes pour tendre le sac, expliquer la démarche au commerçant ou donner les sous ! Succès garanti !  


Iris : j'ai relevé le défi grâce à un super petit magasin vrac qui vient d'ouvrir dans notre région. (Pour ceux qui habitent près de Genève, il est à Saint Genis, Au p'tit bocal) - J'avoue que c'était une chouette expérience de pouvoir choisir de bons produits, en utilisant des pots et non pas 150 sacs plastiques. Je compte bien y retourner régulièrement en famille!

J'ai aussi trouvé un site internet très sympa : Mes courses en Vrac - en plein dans le thème du zéro déchet! Ils ont même des box et coffrets zéro déchet : cela peut être sympa à offrir!





Le mot de la fin...
Romy : "Passées les premières appréhensions, vous verrez que le zéro déchet - même à petite échelle ! - apporte énormément de bénéfices ! Ne vous formalisez pas de vos petits « échecs » et vous verrez que bientôt vos poubelles auront disparu (ou presque !) ;) "

Iris & Sarah : alors, êtes vous prêts à tenter l'expérience? Pour acheter le livre qui a un peu changé la vie de Romy, cliquez ici!

Et utilisez le hashtag #2soeurszerodechet 
pour partager les photos de vos efforts vers ce mode de vie!

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